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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159747 Les quatre bateaux de l’association Southern Health Improvement Samity (Shis, www.shisindia.org) sillonnent le Golfe du Bengale. Chacun suit une route précise, qui le conduit dans les îles Sunderbans. Situées entre l’Inde et le Bangladesh, elles figurent parmi les endroits les plus pauvres au monde. Chaque jour dans une de ces îles des « cliniques » de médecine générale sont ainsi installées ; les équipes traquent et soignent surtout la tuberculose, notamment en pratiquant des radios à bord. L’association est née en 1980, sous l’impulsion d’un musulman, Mohammed Abdul Wohab, d’une Hindoue, Sabitri et d’un frère catholique, Gaston Grandjean (devenu Gaston Dayanand). Les « boat dispensaries », eux, circulent depuis 2003, grâce aux dons du journaliste et écrivain Dominique Lapierre, depuis le succès planétaire de La cité de la joie.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159737 Chaque année, Dominique Lapierre fait le tour des associations qu’il arrose généreusement. Là-bas, on l’appelle Dominique « Lapiré » ou, plus souvent, Dominique « Dada », « frère ». On le différencie ainsi de sa femme, qui s’appelle également Dominique, mais que l’on surnomme ici « Didi », « sœur ». On farde les petites filles, monte les estrades, prépare chants et danses pour la venue du héros. Dominique Dada, aujourd’hui âgé de 76 ans, rajeunit à vue d’œil dans ces bains de foule. Inde, 2007. TOUTES UTILISATIONS EDITORIALES. SANS AUTORISATION. Infos : +33(0)143 15 63 53. autorisation orale |
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159739 C’est l’un des premiers engagements du couple Lapierre : un pensionnat pour enfants dont les parents sont atteints par la lèpre. Leurs uniformes sont impeccables, tout comme leurs locaux, ils mangent comme quatre, notamment parce que la nourriture est pauvre en protéines. Et font l’objet d’un contrôle médical strict : sur 306 enfants, une petite trentaine sont atteints de la maladie, qui se soigne maintenant très bien, grâce à une trithérapie.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159755 Mohammed Abdul Wohab est un ancien maoïste. « Je pensais qu’il fallait prendre l’argent des riches pour le donner aux pauvres, par la force si c’était nécessaire. En 1978, le Bengale du Sud était inondé à 75 %. J’ai rencontré Gaston. Un homme blanc qui apportait des médicaments, de la nourriture sur un bateau qu’il avait fait ! Je me suis demandé : « Qui est cet homme, qui fait ce que nous devrions faire ? Il n’est même pas indien ! » C’est après cette rencontre que Wohab monte Shis. Inde, 2007. autorisation orale |
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159736 Shis emploie aujourd’hui quelque 50 médecins. Dans sa clinique sédentaire on y soigne les yeux, les dents, la tuberculose, on exerce la pédiatrie, la médecine générale. 2000 patients sont examinés chaque jour. Shis monte également des programmes de microcrédits, d’aide aux femmes, la plupart du temps pour des projets agricoles. Inde, 2007.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159740 L’opération de la cataracte est l’une des plus couramment pratiquées, à Shis comme dans toutes les régions en développement. Dans la plupart des cas, les patients ne peuvent pas payer, et Shis les opère gratuitement. Si on ajoute à cela le fait que c’est aussi l’association qui les achemine, en bus, jusqu’à la clinique, on comprend pourquoi Shis a besoin de donateurs…
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159741 C’est un grand classique des pays pauvres : on remplace le cristallin épaissi, qui a rendu le patient aveugle. Même si la salle d’opération est très propre pour les standards indiens, pour nous, l’hygiène laisse à désirer : Gaëlle, la photographe, est d’ailleurs priée de sortir lorsqu’elle pointe son appareil sur des détails dérangeants, comme des cotons de Bétadine qui traînent par terre. autorisation orale |
Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159749 Les îles Sunderbans sont totalement dépourvues de structure médicale. En l’absence du bateau, qui passe une fois par semaine, les habitants vont chez le médecin « non qualifié », qui soigne tant bien que mal petits maux et blessures graves. Lorsque le bateau de Shis s’approche de l’île, les habitants défilent : c’est à bord qu’ils vont subir les radios ou les prises de sang.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159753 A bord, il n’y a que des hommes. Le rituel de la toilette commence sur le pont, où tous se brossent les dents. Puis, un tissu noué autour des hanches, chacun se lave grâce à un broc d’eau – ou se baigne dans les étangs, sur les îles, alimentés par la mousson, qui date de 9 mois…Ensuite au menu du petit déjeuner, comme pour tous les autres repas : du riz ou des « chapatis » (sortes de galettes sans levain), avec quelques légumes filandreux, des pommes de terre, parfois un œuf ou, plus rarement, du poisson. Le tout, terriblement épicé. Inde, 2007. autorisation orale |
Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159778 Tout les matins, avant de commencer le travail, on récite une sorte de prière qui rejoint les trois religions dominantes en Inde : hindouisme, christianisme et islam.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159774 Au petit matin, l'équipage de Shis accoste sur l'île de Satjilia. Il faut parfois se faire une place au milieu des nombreux bateaux qui permettent aux habitants de circuler d'une île à l'autre.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159745 L’intimité ne semble pas être une priorité, pour les patients ici. Chacun écoute tandis que le précédent explique ses maux au médecin. Et la distribution des médicaments est publique.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159764 Les médecins sont habitués à voir défiler devant eux toute la misère du monde – eux-mêmes sont souvent issus de la région. Ce vieil homme a de l’asthme. Il dit avoir 102 ans. Le médecin le reprend « mais non, la semaine dernière, votre fils a dit que vous aviez 74 ans ! » Inde, 2007.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159742 La clinique s’est installée dans le local d’une association de football ; derrière l’infirmier, sont accrochés les trophées des tournois. L’infirmier note sur d’énormes cahiers, qui s’empilent, l’ordonnance donnée aux patients et leur distribue les médicaments. Il les glisse dans de petites pochettes qui représentent une lune ou un soleil, pour rappeler la posologie. Parmi les médicaments le plus souvent prescrits, du paracétamol et du wormil (contre le ver solitaire).
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159746 La consultation est interrompue par un jeune garçon qui dit qu’une femme a des problèmes respiratoires, dans une maison voisine. En réalité, elle a été battue par son mari et suffoque en sanglotant. Kolpona Mandol a vingt-cinq ans, elle est institutrice. Les voisins l’encouragent à porter plainte mais pensent qu’elle ne le fera pas. Elle a mal au cou, au dos… Le médecin l’ausculte, repart vers la clinique pour rédiger une ordonnance : essentiellement des antalgiques. Lorsque nous demandons aux médecins si cela arrive souvent, ils répondent que c’est fréquent. Surtout lorsque la femme travaille alors que le mari est au chômage. Et surtout, comme ici, lorsqu’il boit.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159748 Ce n’est pas un procédé très moderne : l’un des examens, pour dépister la tuberculose, consiste à analyser les expectorations des patients. Ils doivent cracher dans un récipient tendu au laborantin, qui porte un masque – mais pas de gants. Derrière, les deux étangs dans lesquels on puise l’eau du village. Ils se remplissent à la mousson, l’eau stagne donc ici depuis presque un an. Inde, 2007.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159777 Le radiologue attend que des patients lui soient envoyés par le médecin.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159752 Amtalia, l’une des îles les plus « grandes » des Sunderbans, abrite deux écoles. Ici, une classe mixte, les garçons sont assis d’un côté, les filles, de l’autre. Les bâtiments sont en piètre état, certaines pièces de l’immense construction sont totalement à l’abandon. L’anglais est censé être enseigné dès le plus jeune âge mais ici, il est, au mieux, approximatif.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159754 L’île de Gosaba, la plus grande des Sunderbans, est la seule qui soit dotée d’un hôpital. C’est une structure publique et en le visitant, nous nous rendons compte que Shis, clinique privée, offre un niveau d’hygiène et de propreté bien supérieur. Ici, la salle des tuberculeux : certains patients reposent sur des bouts de carton, le sol est souillé... Inde, 2007. autorisation orale |
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159751 Les trois religions (catholicisme, islam, et hindouisme) cohabitent relativement bien dans cette région de l'Inde. TOUTES UTILISATIONS. Infos : +33(0)143 15 63 53. |
Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159791 Le déjeuner auquel peut se joindre le "patient leader". C'est des privilèges de son travail : le repas lui est offert.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159790 Les patients montent ou descendent du bateau sous le regard attentif du patient leader.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159750 Ce petit garçon a l’œil irrité depuis 3 mois mais sa mère ne l’a pas amené chez le médecin. Quand il arrive, il ne cesse de se frotter l’œil à l’aide d’un chiffon grisâtre. Le médecin le fait lire, dans un livre qui comporte des phrases types dans 13 des langues de l’Inde : anglais et hindi (langues officielles), et certanes les langues régionales. Inde, 2007.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159732 Sundar Mondal a 63 ans, il a eu la tuberculose, a guéri puis est devenu « patient leader » en 1992. Son travail consiste à repérer les malades de la tuberculose sur son île, Amtalia, à les encourager à se faire soigner, puis à surveiller qu’ils suivent le traitement. Pour chaque patient arrivé au bout du traitement, il reçoit 175 roupies (3€). Sundar suit actuellement 10 malades. Certains refusent-ils de se soigner ? « Si un patient est positif, je convoque tous les voisins. Je leur dis que le patient est très contagieux, qu’il ne le sera plus à la seule condition qu’il se soigne. Alors, ce sont eux qui font pression sur lui pour qu’il suive correctement son traitement… ». Inde, 2007.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159761 Prise de sang d'une jeune fille que l'on suppose être tuberculeuse.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159792 Awla pratique les prises de sang puis reparti le sang dans de petites fioles qui seront envoyées à l'hôpital de Gosaba pour y être analysées. La méthode employée est pour le moins surprenante.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159734 À bord, la pièce centrale, c’est celle qui abrite la radio. On n’ose imaginer de quand date la machine. Sur le côté droit, la table, repliée, sert aux repas de l’équipage. Les bancs, sur le côté, accueillent toute l’équipe le soir, pour regarder la télévision, jamais plus de quelques minutes, pour ne pas épuiser la batterie
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159765 C’est un geste qu’Awla fait des dizaines de fois par mois. « J’ai connu Shis parce que c’était proche de mon école. Un jour je me suis fait mal à la jambe en jouant, je suis allé les voir pour qu’ils me soignent. Ils avaient un véhicule pour la radio, où était inscrit « City of Joy, Dominique Lapierre », c’est tout ce que je savais de cet homme. » Depuis, il n’a ni lu le livre, ni vu le film. Mais il a commencé à travailler pour Shis en 1994. « J’avais terminé l’école, à 20 ans. J’ai eu 6 mois de formation, à la radio et à l’examen des expectorations. Je me suis familiarisé avec la médecine sur le terrain. » Et il a immédiatement attrapé la tuberculose, au contact des patients. Awla a une femme, un fils et ses parents vivent chez lui. Tous dépendent de son seul salaire et il ne les voit que le dimanche. Inde, 2007.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159733 On est loin de l’informatisation des données médicales, sans parler de la Carte vitale ! Tous les noms des patients qui subissent une radio sont soigneusement notés sur un grand cahier. Pour numéroter les clichés, on place sur le patient un morceau de ruban adhésif en toile, sur lequel sont collés des chiffres et lettres en métal.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159780 Avant de retirer le plâtre, on vérifie que l'os s'est bien ressoudé.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159767 Cette petite-fille est tombée en jouant, ses parents veulent s’assurer qu’elle ne s’est pas cassé la jambe. Énorme frayeur au moment de la radio et crise de larmes. Le résultat montre une petite fêlure.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159766 La radio est facturée 60 roupies (un euro) mais rares sont ceux qui peuvent payer. Awla révèle le cliché et se tourne vers nous : « Bad, bad, seriously ill ». Il montre des cavernes dans les poumons, le patient est très atteint. Son nom est… Maghad Mondal, à croire qu’ils sont tous frères et soeurs, sur ces îles.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159762 C’est un geste qu’Awla fait des dizaines de fois par mois. Si le patient est atteint de la tuberculose, la radio de ses poumons révèlera des cavernes (cavités dans le tissu pulmonaire, contenant de l'air et la bactérie responsable de la tuberculose, le bacille de Koch). C’est ce qui explique qu’un malade qui n’est pas soigné finisse par mourir étouffé.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159769 Binoy Mondal a cinquante-deux (ou cinquante-cinq ?) ans. Il raconte : « Cela s’est passé il y a douze ans. C’était le matin, vers neuf heures. J’étais allé dans la forêt de Sajnaghali pour récolter du miel, nous étions douze, nous avions passé la nuit là. Le tigre a attaqué quelqu’un, je me suis avancé pour le défendre, c’est alors qu’il s’en est pris à moi. J’ai attrapé ses oreilles au moment où il a tenté de me renverser. Je suis tombé, mais j’ai poignardé le tigre au front. Il est parti. C’est alors que je me suis rendu compte que tout le monde avait disparu. » Sur son flanc, la marque correspond aux mâchoires du tigre. On demande à Binoy comment il est arrivé à l’hôpital de Gosaba. « J’étais conscient, je souffrais énormément. Mais j’ai pris un bateau local (ceux dans lesquels les gens s’entassent sur le toit avec leurs poulets !). » Il lui a fallu trois mois et dix-huit jours pour être à nouveau d’aplomb. Depuis, il n’est pas retourné chercher du miel mais aujourd’hui, il pêche le crabe… On lui demande s’il connaît d’autres gens qui ont été attaqués, et il répond, tête baissée et yeux brillants, que c’est ainsi que son père est mort, il y a vingt-huit ans…
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159788 Le soleil se couche sur ce décor de carte postale, qui cache en réalité l'une population les plus pauvres au monde.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159763 Le menu est invariablement le même, à bord : du riz, avec quelques légumes filandreux, des pommes de terre, parfois un oeuf ou, plus rarement, du poisson. Le tout, terriblement épicé. La cuisine sert également de dortoir à l’équipage, hormis le médecin qui a droit à une cabine.
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Gaëlle Magder / Picturetank MAG0159768 L’équipage est composé, pour moitié, d’hindous, pour l’autre, de musulmans. Momin Ali Molla est musulman et chaque soir, à l’avant du bateau, il fait sa prière avant d’aller se coucher. Il est environ 21 heures et demain, comme chaque jour, le bateau s’éveillera vers 5 heures.
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